Jour de repos à Passau, jour 13

Nous restons une journée à Passau pour régler notre laver nos vêtements et faire du tourisme. Cela tombe d’autant mieux que la chaleur est de plus en plus forte. Mais petits insouciants que nous sommes, nous n’avions pas vérifié les jours fériés avant de partir (la prochaine fois : penser à regarder ça). Nous nous retrouvons donc ici avec la plupart des commerces fermés pour cause de Fête-Dieu. Personnellement, je ne connaissais pas, bien que cela se fête également encore à quelques endroits en France (selon wikipedia). Dans chaque ville/village il y a une procession, avec des branches de bouleau installées un peu partout, et un tapis de fleurs du genre mandala devant l’église. Nous n’y sommes pas allés : la laverie auomatique était assez loin et les programmes assez longs.

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Les branches de bouleau pour la Fête-Dieu


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Tapis de fleurs

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Le Dom

Une fois cette besogne accomplie, nous montons au château-Burg (pas château-Schloss, le Burg étant fortifié) pour profiter d’une vue imprenable sur Passau. On a cuit. Mais cela valait le coup. En particulier, on pouvait très bien observer les différentes couleurs des trois rivières. Ils racontent ici que l’Ilz est noire à cause des cultures de perles (ça fait du noir ça ?), que l’Inn est verte à cause de la fonte des glaciers, et que le Danube est bleu (sans explication). En tout cas, cela se voit bien d’en haut.

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Serait-ce la muraille de Chine ?

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Non, c'est le Burg de Passau

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Les trois couleurs des trois rivières


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La vue depuis le Burg

On redescend profiter d’une glace au meilleur glacier de Passau selon notre hôte bien bavarde et se promener dans le centre historique. C’est vraiment très joli et très coloré, mais la raison n’est pas très gaie. Tout a été refait après l’inondation de 2013. Et quand on voit les inscriptions un peu partout du niveau que l’eau avait atteint, cela fait froid dans le dos. L’hôtel dans lequel on était était complétement inondé jusqu’au premier demi-étage. Les maisons plus près des quais avaient même perdu le deuxième étage. Notre hôte était complètement choquée : elle comptait les années en prenant l’inondation comme référence. Pour tout, y compris le décès de son époux. Une véritable catastrophe. Plus possible de se faire assurer les habitations depuis. Pas à un prix décent. Heureusement, la ville a financé 80% des rénovations. Donc aujourd’hui, deux années plus tard, c’est quasiment tout refait.

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