Nous profitons des vacances pour repartir sur la route ! Notre objectif est simple : reprendre l’ev6 là où nous l’avions laissée il y a deux ans, et faire un petit tronçon qui permet de repartir facilement à Dijon en fin de semaine. La grande nouveauté par rapport à la dernière fois, c’est que nous voyageons à trois et plus à deux. Un ancien collègue de Ju nous a prêté sa remorque Thule 2 places pour les vacances. L’occasion était superbe pour Colin et nous de tester ce moyen de locomotion.
La première journée est toujours là plus stressante : nous devons rejoindre Belfort par un moyen de transport autre que le vélo. Ça semble possible en train, mais depuis peu, la SNCF à clarifié sa politique volontariste du vélo : interdiction officielle aux tandems et aux charettes de monter à bord. Et pour rajouter un peu plus de piquant, la ligne Belfort-Paris est en travaux. Dernier détail : en fonction de notre rapidité à préparer et charger les affaires, nous ne sommes pas certains de l’horaire du train que nous pourrons prendre.
Nous sommes moins rapides que prévus pour charger (notamment car bout de choux à sauté sa sieste du matin ce jour là…), et nous partons donc en retard. Notre petit semble heureux de prendre la charette, en très bonne compagnie.
On traverse Paris pour aller à Gare de l’Est, en ratant le 13h12. Ça nous laisse le temps de réfléchir pour le 15h12. Premier moment de doute : le 15h12 est complet ! Mais d’après trainline en vérifiant sur Internet (ne jamais croire les bornes), il reste de la place en première. Astuce du jour : il est impossible de prendre un billet vélo et de rouler en première. Nous allons donc frauder pour le vélo…
Une fois le détail des billets réglés, nous constatons avoir oublié l’antivol. On profite du temps libre pour aller le long du canal qui a beaucoup de boutiques cyclistes. On trouve notre bonheur et on revient (le tout dans une circulation parisienne très adaptée à notre équipage).
Reste la question du chargement dans le train : on devra tout démonter. Le train est annoncé complet, donc peu pratique. On triche en devinant le train qui ira à Belfort (le train n’est annoncé que 20 minutes avant normalement), et on demande donc gentiment au chef de train si on peut monter. Il est super sympa, et l’embarquement se passe bien. On découvre que si le train est complet, c’est que 80 touristes coréens montent aussi dedans, l’itinéraire faisant partie d’un circuit organisé pour visiter la France.
Le stress diminue une fois monté (merci encore au super personnel de la SNCF). On a rangé la charette, coupé en deux le pino, et on est bon.
Les quatre heures de voyages sont sympa. Les nouveaux trains de la ligne sont très silencieux (on se demandera pourquoi de nouveaux trains n’ont pas de véritables espaces vélos, la photo en montrant l’intégralité, mais bon…). Petit bout de choux court partout et se fait des amis dans le train (ou des regards noirs). À l’arrivée à Belfort, il ne reste globalement que nous et les touristes Coréens (on aura appris entre temps que c’est normal. Chaque jour un groupe passe pour aller à un aéroport moins cher que Paris. Les gens ont l’habitude).
La remontée du pino est un peu sportive (j’ai fait des bêtises), mais on arrive à quitter la gare (sympa les escaliers avec tout notre barda d’ailleurs).
On termine après quelques kilomètres au camping de Belfort, qui est pas mal du tout. Ils ont un restaurant avec terrasse pour manger. Petit bout de choux se promène partout et revient prendre une bouchée de temps en temps. Il s’endort (et nous aussi) ensuite sans aucune difficulté.


























