De Paris à Soignolles-en-Brie

C’était le 8 avril, et le temps était estival. Un peu sur un coup de tête, nous avons donc décidé de partir faire un tour en vélo.

Comme nous n’avions jamais roulé sur plus de 10 kilomètres en vélo avec Boutchou, nous avons rapidement mis dans notre cahier des charges de pouvoir compter sur un plan B en cas de soucis : partir vers la Seine-et-Marne et mes parents avec une grosse voiture (et une disponibilité sans faille) était donc idéal !

Nous avons donc choisi le début du trajet Paris-Nice, avec comme objectif de rouler de Paris à Blandy-Les-Tours. La piste cyclable semblait pas mal sur le plan : longer la Seine, passer par une forêt, puis petites routes de campagne.

Après avoir rempli (trop) rapidement une petite sacoche, nous nous sommes mis en route ! Nous savions que la première difficulté consistait à quitter Paris : entre Porte de Versailles et la Seine à l’est, il y a une petite trotte.

Au delà des blagues habituelles sur les pistes parisiennes (nombreuses chicanes, voitures garées dessus, mauvaises démarquations entre piétons et vélos…), nous avons eu un petit soucis porte de Bercy. Concrètement, la piste cyclable se trouve entre l’autoroute A4 et la Seine. Nous sommes arrivés au dessus, mais impossible d’y descendre (même pas un escalier). Les lieux étant fortement hostiles (périphérique, A4, sortie de Paris par les quais…) nous avons du faire demi-tour et nous retrouver au pont de Tolbiac pour trouver une entrée de la piste.

Au bilan, nous avons mis plus d’une heure à sortir de Paris. Avec une super moyenne de 8 km/h, sans pause (bon, on a pris des sandwichs à une boulangerie…).

Une fois sur la piste, ça roule bien. C’est amusant de constater que cette piste n’a pas de sorties/entrées sur une sacrée trotte. C’est autrement assez mignon, il faut juste faire un peu l’abstraction de l’autoroute à côté.

Nous déjeunons en face de Maisons-Alfort, sur un coin bien sympa. Boutchou est heureux de se dégourdir les jambes.

image

Du gazon !

En repartant, le trajet est pas mal. Juste une petite blague quand la piste cyclable nous demande de prendre une passerelle piétonne avec une trentaine de marches (un peu avant Créteil). On choisit de faire un petit détour, qui n’était pas mal non plus (les quais étant fermés depuis peu à la circulation dans notre sens).

On quitte les bords de Seine après Créteil, en prenant la piste cyclable le long de la nationale 19. C’est roulant au début, mais assez catastrophique aux alentours de l’échangeur de la nationale 406. On alterne entre carrefours mal aménagés et petits bidons villes. Ça fait du bien quand on arrive sur la petite rue de Paris de Boissy-saint-Léger. J’ai sincèrement eu peur au moment de la traversée de la nationale 19.

Pendant ce temps là, Boutchou tente de faire une petite sieste. Comme la montée est un peu dur, il peut profiter d’un peu moins de bosses.

image

On a pas dit que c'était super confortable

Une fois en haut, on arrive sur la meilleure partie du trajet : la traversée du Bois Grois. Juste une déception logistique : le robinet à l’entrée du bois n’existe plus. Il était indiqué dans le guide. Ça rend Boutchou songeur.

image

Une fois sortis du bois, on cherche un peu la suite à Servon. Des constructions récentes changent les lieux par rapport à notre plan. Nous trouvons cependant le chemin vers le Chemin des Roses. Nous ne le quitterons plus.

C’est bien isolé, mais manque un peu de zones pour faire des pauses. Nous nous arrêtons donc à Brie-Comte-Robert. On passe au supermarché local pour faire le ravitaillement en eau (et prendre des glaces, j’avoue).

image

Pas mal cette route non ?

On ajuste les objectifs du trajet car nous n’avons pas beaucoup avancés, on vise désormais d’arriver à Guignes. L’avantage c’est que nous n’aurons pas à prendre de routes (même petites) pour y arriver, c’est toujours tout droit sur le Chemin des Roses.

Malheureusement, une crevaison d’un pneu arrière ralenti fortement notre avancée. Nous sortons donc de la piste à Soignolles, après 50 kilomètres de route. Pas trop mal pour une première sortie en famille.

On attend sur le bord de l’Yerres les secours, en se réjouissant d’avoir eu ce filet de sécurité ! Après cette journée à être beaucoup assis, Boutchou s’entraine à la vie de bipède en attendant.

image

Il peut tenir longtemps comme ça

Le retour, jour 21 (environ 65 kilomètres)

Et oui, vous croyiez qu’on avait oublié de publier la fin ? Oui, ça fait plus d’un an… mais on a quelques excuses finalement assez valables…

Alors nous en étions à Mulhouse où nous avons passé une nuit tout à fait romantique dans le camping, sans sac de couchage ni rien (mais les flammekuches de la veille était bien bonnes), mais la tente était tellement grande que le Pino a dormi avec nous. Au lever, nous lui tâtons la roue arrière pour voir comment la journée s’engageait, et finalement aucun signe de fuite. Nous partons donc pour Belfort, le terme de notre voyage. Nous avons choisi cette destination pour attraper un TER qui avec une correspondance à Troyes, devait nous permettre d’aller jusqu’à Longueville, à quelques encablures de chez les parents de Flo. Le TER avait aussi l’avantage par rapport au TGV de ne pas nécessiter de réservation. Et lorsque l’on est pas sûr que son vélo sera admis à bord du train, ça compte. Mais ça c’était la théorie. Déjà parce que l’unique correspondance possible de la journée ne permettait pas d’aller à Longueville où le train ne s’arrête pas très souvent (mais Nogent-sur-Seine c’était jouable), et aussi parce qu’on ne pouvait pas savoir sur quel train nous allions tomber.

Nous poursuivons donc le long du canal Rhin-Rhône. Nous pensions avoir vu un bon nombre d’écluses lorsque nous avions parcouru l’itinéraire de l’Ille et Rance, mais là, c’était autre chose. Les bateaux ne doivent pas atteindre des pointes de vitesses par ici, c’est écluse sur écluse, tout droit. À un moment, c’était même 12 écluses sur 3 kilomètres, jusqu’à atteindre le point culminant du canal. Au début on trouve ça mignonnet, mais au bout d’un moment, on s’en lasse de ces écluses… Mais nous avons pu voir de près des hérons, et manger divinement bien sur une petite péniche, et ça, c’était chouette (et ça changeait de la gastronomie du voyage).

Écluse du canal Rhin-Rhône

Route coupée ! Une péniche peut-elle en cacher une autre ?

Un héron

Une photo de héron comme mon papa adore en prendre.

La météo était chouette mais se gâtait, et nous devions nous presser pour rejoindre Belfort et ne pas rater l’unique train nous permettant de rentrer chez nous. Dès lors que nous avons quitté le canal pour se diriger vers Belfort, le paysage est redevenu plus varié. Petits bois, gare TGV au milieu de nulle part, la piste cyclable est certes plus vallonnée mais encore très bien aménagée. Enfin presque bien aménagée, si l’on met de côté le tunnel à rivière et piste cyclable dont on sort par un escalier d’une dizaine de marches (c’est bien connu que les vélos savent aussi prendre les escaliers !).

Et nous arrivons à Belfort sous quelques gouttes, mais à l’heure pour le train. Plutôt très en avance, grâce au gardien du temps ! Le temps de siroter 2 cocas chacun et de lire en travers la longue histoire compliquée de Belfort sur Wikipedia pour ma part. Puis c’est enfin l’heure d’embarquer. Et là, le meilleur nous attendait. Nous espérions un intercité tout moderne comme nous avions pris en Bretagne. Hélas, ce fut un vieux gris, du genre avec 4 hautes marches pour monter à bord, avec des compartiments de 6 voyageurs. Mais attention, adapté aux vélos : un des compartiments avait subi une reconversion ! Florent va chercher le chef de train. Il n’a pas encore vu notre vélo qu’il dit déjà que les gens ont du mal à monter leur vélos à bord. Et quand il voit notre Pino, là, il dit tout net que le compartiment vélo, c’est mort. D’une part, il faudrait prendre le virage pour monter dans le train (le couloir de circulation étant du côté de la montée) et d’autre part, le tandem ne tiendrait tout simplement pas dans le compartiment vélo. Très généreusement, il nous accepte tout de même à bord (ouf !) pour qu’on s’installe tout en bout de train, là où il n’y a pas de toilettes, avec le Pino en largeur du train. Ça tient à 10 cm près ! On a eu chaud. À notre demande il se renseigne pour savoir quel type de train c’est après Troyes. C’est le même. Et étant donné que c’est une correspondance à faire en moins de 10 minutes, c’est mort pour qu’on décharge, négocie avec l’autre chef de train et recharge. Finalement beau-papa vient nous chercher avec la grosse voiture à Troyes, ce dont nous sommes éternellement reconnaissants.

IMG_3405

Le Pino dans un vieux TER

IMG_3404

Ça rentre tout juste !

Voila la fin tant attendue du périple. Il ne manque qu’un petit article statistique pour clore ce chapitre du beau Danube bleu. Si tout se passe bien, nous nous retrouverons l’été prochain pour un morceau tout français de l’EV6.

Trois pays et au moins quatre frontières, jour 20 (environ 42 kilomètres)

Après cette journée de repos bien méritée, nous sommes désormais sur la route du retour en mode accéléré. Notre objectif est de prendre le train de Ulm à Bâle, puis de pédaler jusqu’à Mulhouse dans la journée.

Si le petit déjeuner et le rangement se passent très bien, la suite est moins simple. Nous récupérons en effet notre tandem avec un pneu complètement à plat. On soupçonnait une fuite sur le pneu arrière, et elle est bien confirmée. Nous avons un petit moment de flottement : à pieds sans pédaler, nous n’arriverons pas à l’heure pour le train.

Par chance, on trouve un vendeur de vélo dans la rue d’à côté, ouvert. Nous gonflons donc vite le pneu et on pédale jusqu’à la gare, conscient que ça ne règle pas le soucis de la fuite.

À la gare, on est victime d’une petite blague allemande. Il y a une rampe à vélo qui permet de rejoindre de nombreux quais. Mais pas le nôtre, il est trop loin. Le personnel de la gare est venu spontanément nous demander s’ils pouvaient nous aider, mais la réponse était simple, il n’y pouvaient rien. Il fallait « juste » du coup faire comme en France, et porter le tandem dans les escaliers. Comme on était un peu juste sur les horaires avec notre histoire de pneu, c’était un peu sportif.

Il est pas beau notre Pino dans les trains allemands ?

Il est pas beau notre Pino dans les trains allemands ?

Le trajet en train se passe sans histoire, les paysages sont très beau avec notamment le lac de Constance que nous longeons un certain temps. Trois heures après le départ de la gare d’Ulm, et après quelques alternances entre la Suisse et l’Allemagne, nous arrivons à Bâle.

Nous avons donc notre problème de pneu un peu crevé, et nous décidons donc d’essayer une bombe anti-crevaison que nous avions dans une sacoche. Ça projette à l’intérieur de la roue une sorte de caoutchouc réagissant à l’air, et bouchant ainsi tout seul la fuite. Nous étions sceptiques et prudents, mais le futur prouvera que ça a bien tenu. Nous alternons pousse du tandem et un peu de pédalage pour rejoindre le centre ville.

Nous cherchons à déjeuner, et Bâle est hors de prix (c’est cher un franc suisse !). On termine en terrasse d’un bon restaurant. Nos voisins sont du cru, enfin presque, ils viennent du demi-canton de Bâle-Campagne. Je ne sais plus comment ça a commencé, mais l’un d’entre eux était très bavard et préférait parler avec nous qu’avec son compagnon. Le suisse allemand, c’est presque compréhensible ! Presque. Même s’il n’en revenait pas de pouvoir communiquer avec un français (même pas alsacien !), il avait un accent assez inhabituel pour moi. En partant du restaurant, une propriétaire d’un Pino vient aussi discuter avec nous.

Rathaus de Bâle

On a mangé en face sur une terrasse

Bâle n’était qu’une courte étape sur la route, et nous choisissons de ne pas nous attarder, Mulhouse n’étant pas vraiment à côté. On repasse à un marchand de vélo vérifier la pression du pneu arrière (encore un avec un compresseur laissé à l’extérieur, pratique), et nous passons tranquillement la frontière.

image

J’ai passé la frontière les pieds devant

Le trajet sur la partie française est joli, mais parfois un peu monotone. On suit les canaux. Ça va tout droit, en résumé. On est content de la qualité de la piste cyclable, au moins jusqu’à l’entrée dans Mulhouse qui est un peu plus compliquée.

Une fois au centre, nous appelons pour trouver un hôtel. Et pour la première fois (dommage pour la dernière nuit du voyage !), on tombe sur un os. Rien de libre. L’Office du tourisme n’a rien à nous proposer non plus. Nous appelons donc le camping, qui propose des petites huttes (nous n’avons pas la tente avec nous). Il est un peu en dehors de la ville, mais sur le chemin de la piste, c’est pas mal sur le papier. C’est moins bien avec la déviation, mais on y arrive. Sur place, il nous faut mentir à la question « vous avez des duvets ? ». On dormira avec les pulls, car on a rien de mieux.

La preuve de notre présence à Mulhouse !

La preuve de notre présence à Mulhouse !

Après installation, on laisse le tandem pour prendre le tramway et aller en ville. On se promène dans le centre, on mange des flammkuches modernes, et on rentre. On a pas eu froid la nuit, le rapport qualité/prix de la nuit était loin d’être mauvais. C’était en tout cas une journée bien remplie.

Jour de repos à Ulm, jour 19

Après l’étape de folie de la veille (le record de distance du voyage), c’est avec un certain plaisir que nous nous reposons une journée pour, à nouveau, laver du linge et vagabonder dans les rues de Ulm. En fait, nous avons vagabondé de manière assez déterministe, avec une trajectoire définie par un parcours de geocaching, que nous ne connaissions pas et que ma cousine nous a montré.

Sur le site internet (et les applis que l’on peut télécharger) des gens d’un peu partout dans le monde renseignent la géolocalisation de boîtes qu’ils cachent dans l’intention est de faire découvrir quelque chose aux personnes qui veulent jouer. Des fois, il s’agit simplement de coordonnées de la boite, des fois c’est plus compliqué, ça peut être une chasse au trésor pour découvrir la boîte finale. C’est ce que nous avons fait avec la geocache « Such den Ulmer Spatz ». Nous disposions d’une série de coordonnées GPS, de photos de rues/bâtiments correspondant à des lettres et de photos des Spatz (des gros moineaux en pierre vendus pour financer la rénovation de la cathédrale, le moineau étant l’emblème de la ville) correspondant à des numéros. Il fallait résoudre la localisation de la boîte et le code du cadenas en faisant correspondre les numéros et les lettres. Ce n’était vraiment pas évident, certains Spatz ayant changé de décoration et d’autres ayant disparu. Mais nous sommes toutefois arrivés à résoudre l’énigme, avec l’aide de ma cousine pour trouver l’emplacement défini avec un angle et une distance à partir d’un autre point (pas facile à faire sans outil plus élaboré que les téléphones). C’était sympa comme idée, on recommencera à Paris.

Pour l’anecdote que nous a racontée ma cousine, au moment de la construction de la cathédrale, les artisans ont rencontré un problème pour rentrer une poutre à l’intérieur, celle-ci ne passant pas de front le pas de la porte. Ils étaient bien embarrassés, et c’est alors qu’ils ont vu un moineau portant dans son bec une brindille et qui construisait son nid sur la construction. Lui-même avait un problème de géométrie pour faire passer sa brindille de front. Et alors, le moineau tourna la brindille pour la faire entrer de face. Eurêka ! Le moineau devint alors avec son astuce légendaire l’emblème de la ville.

Vue intérieure de la cathédrale d'Ulm

La cathédrale protestante de Ulm, vue intérieure

Vue extérieure de la cathédrale d'Ulm

Vue extérieure

La soirée fut excellente, avec le premier barbecue de l’année pour nous, avec ma cousine et son mari. Ils nous ont d’ailleurs encore fait découvrir un autre quartier de Ulm, pittoresque et vraiment calme, avec des petites maisons sur le chemin de ronde de la ville. La douceur de vie et la tranquillité avec les avantages de la ville. Ils ont bien de la chance.

De Donauwörth à Ulm, jour 18 (90 kilomètres)

Le petit déjeuner n’est pas très consistant (une des rares fois où le nombre de pains et l’accompagnement étaient limité), et nous quittons donc assez rapidement notre hébergement du jour. Il ne restera pas dans les souvenirs comme étant un endroit à recommander. On commence par prendre quelques photos de la ville, que nous n’avions pas pu photographier la veille du fait de la pluie. Nous savions cependant que cette étape serait la plus longue du voyage du fait du retard pris la veille, alors on ne traîne pas trop.

La grande rue de Donauwörth

La grande rue de Donauwörth

La porte d'entrée de la ville

La porte d’entrée de la ville

 

Le début du trajet se fait sur de la petite route, avec très peu de voitures. C’est assez joli et nous avançons bien. On croise quelques pancartes de protestation, il semblerait que les autorités songent à déplacer une partie de la population pour faire une zone inondable quand le Danube monte trop. C’est en effet très plat, et très peu dense, probablement idéal donc pour ce genre de projets (quand on est pas habitant).

On arrive au château d’Höchstädt vers 10 heures en ayant déjà fait une trentaine de kilomètres (un tiers !). Comme on commence à avoir faim, le paquet de graines importé depuis la France et qui avait fait pas mal de chemin est enfin mis à contribution. La traversée de la ville est ensuite un peu compliquée car la route est coupée par des travaux. Mais on arrive à s’en sortir. Probablement un peu perturbés, on rate le premier raccourci que nous voulions prendre par rapport à l’itinéraire officiel ce qui nous rajoute 3 kilomètres par rapport à nos prévisions. Mais comme le chemin est sympa, on ne se plaindra pas !

 

Le château d'Höchstadt

Le château d’Höchstadt

Le chemin prévu tout comme le chemin pris convergent à Dillingen, une jolie petite ville que nous explorons un peu. Elle n’a pas été abîmée par la seconde guerre mondiale, et les beaux bâtiments sont très nombreux. La basilique Saint-Pierre notamment est très jolie, y compris à l’intérieur. Par contre, on ne trouve rien à manger à emporter. Ce n’est finalement pas très grave : comme il fait relativement froid, nous décidons de trouver un restaurant pour se mettre au chaud un peu plus tard sur la route.

La basilique Saint-Pierre, vue interne

La basilique Saint-Pierre, vue interne

Ce sera fait à Lauingen (rejointe par un raccourci que nous n’avons pas raté cette fois), dont on ne retiendra pas grand chose hormis le Rathaus. On mange dans un restaurant italien, qui nous permet de nous restaurer à notre faim et de nous réchauffer un peu. En terrasse, un groupe de « cyclistes » allemands carbure à la bière.

Le beau Rathaus. On a mangé à son pied, sur la gauche.

Le beau Rathaus. On a mangé à son pied, sur la gauche.

Durant l’après-midi, on fait moins de visites et on fait surtout du pédalage efficace. On avait choisi de rester sur la rive nord du Danube, très peu peuplée à cet endroit mais dont le trajet cyclable est beaucoup plus plat. Les collines que nous voyons depuis notre rive confirment que c’était une bonne idée ! Le plan était vraiment très peu engageant, surtout vu la durée de l’étape. De notre côté, ça roule bien, au vert et toujours avec la même température un peu fraîche. On traverse ensuite une forêt. Puis un peu de civilisation. Puis on arrive (enfin ?) dans la banlieue de Ulm. On cherche un café, sans grand succès jusqu’à Thalfingen, soit à 8 kilomètres de l’objectif environ.

On y reste un peu en buvant un chocolat chaud le temps de se synchroniser avec nos hôtes du soir. Nous dormons en effet pour la première fois non pas en pension, chambre d’hôte ou hôtel, mais chez une cousine de Juliette émigrée à Ulm. Une fois cette synchronisation effectuée (et nos petits pieds réchauffés, il faut bien l’avouer) nous terminons rapidement le trajet, en traversant notamment un grand parc juste avant Ulm. Très fréquenté, mais la séparation entre les chemins cyclables et les chemins piétons simplifie tout de même énormément la vie !

Le soir, nous sortons un peu nous promener et voir le quartier des pêcheurs d’Ulm, ainsi que la cathédrale (elle est tellement haute qu’on a l’impression qu’elle nous tombe dessus quand on la regarde). On ne traîne cependant pas trop, car on est quand même un peu crevé de ces 90 kilomètres, surtout après les journées précédentes qui n’étaient déjà pas de tout repos.

L'hôtel le plus penché du monde, il paraît. C'est en tout cas vraiment pas droit.

L’hôtel le plus penché du monde, il paraît. C’est en tout cas vraiment pas droit.